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Economie circulaire

Un autre paradigme de la croissance : devancer les normes pour en tirer avantage

Romain Launay, Directeur

Découpler la croissance de l’épuisement des ressources… c’est finalement repenser la chaîne de valeur des biens de consommation dans un objectif d’optimisation de leur usage mais aussi de création de nouvelles activités. Au cœur de l’économie circulaire émerge ainsi un tout autre paradigme de la croissance. Plus qu’une réponse à la pression réglementaire et sociétale, c’est une nouvelle voie pour construire le futur.

 

Une révolution qui concerne tous les secteurs

Si l’industrie manufacturière est en première ligne, l’économie circulaire est en réalité un changement d’état d’esprit plus profond. Elle révolutionne la production de biens et de services, avec l’adoption de nouvelles pratiques pour soi, l’entreprise et les clients de l’entreprise.

Des acteurs des services financiers (rôles dans les plateformes d’échanges de biens de seconde main, soutien à leurs clients-entreprises dans leur développement au sein de l’économie circulaire…) aux FMCG, en passant par l’industrie immobilière et la construction / rénovation (écoconception, procédés constructifs plus vertueux, approvisionnements durables, aménagement des sites et intégration au bénéfice de l’écologie territoriale, tri et revalorisation des déchets…), tous ont un rôle à jouer et des opportunités de développement à construire.

 

Source d’innovation et de performance, l’économie circulaire est propice à la réinvention des modèles économiques

Lorsqu’un acteur regarde ses activités à travers le filtre des 7 thématiques de l’économie circulaire, il en dégage pour chacune de nouvelles opportunités de business.

Par exemple, l’allongement de la durée de vie devient un argument marketing fort dans la conquête de parts de marché ; la création de gammes de produits d’occasion devient une nouvelle activité à part entière. C’est dans ce sens qu’IKEA a ouvert son premier magasin de meubles remis à neuf, que SEB commercialise des produits reconditionnés, que le secteur de la mode se lance dans la vente de produits de seconde main (de la possession à l’usage).

De plus, par la mise en œuvre des principes d’économie circulaire, les entreprises peuvent réaliser des gains substantiels. La fondation Ellen MacArthur a évalué le possible gain économique à 1,8 trilliards d’euros par an dès 2030 en Europe, en particulier pour les entreprises, via notamment :

  • De nouvelles sources de revenus et nouveaux modèles économiques (servicisation, valorisation des déchets, vente de pièces détachées…)

  • Une réduction de l’exposition au risque de volatilité des matières premières (sécurisation des approvisionnements…)

  • Un facteur de différenciation auprès des consommateurs (branding responsable, nouvelles gammes…)

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Levier de différenciation et d’attractivité sur le marché, l’adoption de pratiques d’économie circulaire est également une réponse à la montée en conscience et en exigence des consommateurs en matière de développement durable.

Les consommateurs (entreprises et particuliers) sont en effet de plus en plus enclins à favoriser l’usage de produits durables et responsables. 73% des consommateurs européens se déclarent prêts à modifier leurs habitudes de consommation pour réduire leur impact environnemental :

  • Décollage du vrac, appétence à l’égard des matériaux recyclés

  • Banalisation de l’occasion, pratiques de réparation et récupération

  • Tri et recyclage des déchets

 

Enfin, plutôt que de subir les contraintes réglementaires actuelles et à venir, il s’agit de devancer les normes pour en tirer avantage.

Du fait de l’urgence climatique et de la pression sociétale, les directives européennes et nationales – en particulier, la REP (Responsabilité Élargie du Producteur) qui depuis son instauration dans les années 80 prend une ampleur croissante – mettent les entreprises sous pression.

Les décideurs politiques ne cessent de durcir la réglementation vis-à-vis des entreprises en matière de protection de l’environnement et d’économie circulaire.

Se préparer à la révolution en vue !

L’économie circulaire est une lame de fond comparable à celle provoquée par le digital dans les années 2000.  Elle pousse à la coopétition (collaboration entre acteurs d’une même filière pour, par exemple, massifier des flux de collecte de produits à recycler ou développer de nouveaux procédés industriels de recyclage) et à la collaboration entre acteurs d’un même écosystème (producteurs / fournisseurs / distributeurs / opérateurs / pouvoirs publics) voire à l’écologie territoriale.

C’est par essence une approche systémique, faisant appel à des savoir-faire spécifiques et ciblés à même de mener à bien des transformations à la fois stratégiques et culturelles, de résoudre sur le terrain la complexité technique induite par l’économie circulaire et de susciter un dialogue constructif entre des parties prenantes multiples. C’est en ce sens que nous accompagnons nos clients à s’emparer du sujet, à détecter les opportunités et à activer les bons leviers : concevoir de nouveaux procédés industriels, déployer des stratégies environnementales, apporter de nouveaux avantages concurrentiels à son entreprise, sa filière, son territoire et réinventer ses modèles économiques. Mais de manière plus aspirationnelle et fédératrice, c’est contribuer à la construction d’un monde nouveau.

 

Sources : Gouvernement.fr, Ec.europa.eu, The Conference Board® Global Consumer Confidence Survey, Q2 2017, Observatoire de l’Économie Circulaire 2019