Kea & Partners - Partners for transformation

Kea, partenaire des transformations de la filière Textile

 

Céline Choain & Stéphanie Nadjarian, Senior Partners

En juillet dernier, l’Etat a confié au Comité stratégique de Filière "Mode et Luxe" une étude sur les perspectives de relocalisation et de soutien à la mode durable. Fort de son expertise sectorielle et de son statut d’entreprise à mission, Kea & Partners a été retenu pour copiloter cette mission visant à examiner les bénéfices et risques d’une relocalisation de certaines activités en France face à la tendance de fond de la "mode durable", marché en pleine expansion sur l’ensemble des segments de marché. Il s’est agi en particulier d’identifier des axes d’action pour la refonte de la filière sur de nouvelles bases, qui réconcilient modèles économiques performants, respect de l’environnement et attractivité des territoires, en capitalisant sur l’élan de coopération inédit de la filière pendant le premier confinement pour approvisionner la population en masques.

 

Une réflexion collective sous la houlette de Guillaume de Seynes, avec :

  • Céline CHOAIN, Stéphanie NADJARIAN et Hortense CHIDAINE pour Kea & Partners
  • Maeva BESSIS, directrice générale, La Caserne
  • Madeleine CUSINBERCHE, secrétaire générale, Savoir Faire Ensemble
  • Bastien DAGUZAN, directeur général, Paco Rabanne
  • Jean Christophe GARBINO, directeur général, FashionCube
  • Guillaume GIBAULT, fondateur, Le Slip Français
  • Christian KINNEN, CR leader, FashionCube
  • Karine RENOUILPTIBERGHIEN, dirigeante, La Manufacture de Layette,Tricots Jean Ruiz
  • John HOULDSWORTH, inspecteur des finances

 
Le rapport, remis officiellement le 19 janvier aux ministres Barbara Pompili et Agnès Pannier-Runacher, identifie 36 actions concrètes pour doubler à terme la part du « Fabriqué en France » et faire de la transformation responsable, une des clés de la revalorisation de la filière en soulignant l’excellence des savoir-faire français et en soutenant l’emploi et le développement locaux.
 
Il fait état de 4 grands constats :  

  • Le prix reste le premier facteur d’arbitrage, et le premier frein à la relocalisation d’activités. Il faut donc à la fois expliquer cette différence de prix (aux consommateurs et aux donneurs d’ordres) et travailler à la réduire en comparant les coûts français aux coûts réels de la production délocalisée, et en trouvant le bon équilibre entre volume de commandes et rentabilité pour les fabricants, en développant des commandes plus limitées mais suffisamment importantes pour être rentables, la production à la demande et les réassorts rapides. Une fabrication locale peut ainsi permettre de limiter invendus et soldes, et ramener le surcoût du made in France à un niveau plus acceptable pour le consommateur final ;
  • Le tournant de la « mode durable » est une opportunité pour les créateurs et les fabricants français et européen, à certaines conditions. Le rapport préconise notamment de promouvoir un modèle valorisant la responsabilité sociale, la diminution de l’impact carbone et la durabilité des produits dans les négociations relatives à l’affichage environnemental. Il recommande également de soutenir les projets et les démarches innovantes de développement de la production de matières naturelles locales ou recyclées (notamment la laine, le chanvre et le lin – la France est le 1er producteur mondial de lin) ;
  • La nécessité de renforcement de la collaboration tout au long de la chaine de valeur. Pour réussir, un partenariat de long terme entre donneurs d’ordres et fabricants est indispensable. Il devra répondre au besoin de services et de souplesse exprimé par les donneurs d’ordres et au besoin de visibilité sur les commandes exprimé par les fabricants ;
  • Le besoin d’un soutien de la puissance publique. Les programmes d’investissements d’avenir et le plan France Relance apportent des sources de financement précieuses pour de nombreuses entreprises de la filière. En complément le rapport préconise notamment de travailler sur l’exemplarité dans la commande publique, le soutien aux projets innovants d’industrialisation des filières de tri et de recyclage des déchets textiles, et à la formation.

 

Produire en France, de manière durable, n’est pas une utopie. La viabilité économique peut être travaillée, y compris dans le secteur de la mode, pourtant fortement pointé du doigt sur les questions de délocalisation et d’impact environnement. C'est pourquoi, Kea & Partners s’engage aux côtés des filières pour agir vers une économie souhaitable.

 

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